Marchand d’ami et code de la route
L’excellent forum Netexplorateur se tenait les 4 et 5 février. Il a récompensé les principales tendances 2010 : mobilité, réalité augmentée et marketing éthique. A une exception près. Socialmedia.com est l’une des start up les mieux financées de la Sillicon Valley. Et on ne peut pas dire qu’elle soit 100 % éthique. Dans quelques semaines, elle sort sa régie de “marchand d’amis”. Vous postez sur facebook un commentaire de type : ” ce week end, je me suis goinfré de fraises tagada, j’adore”. Le système repère ce commentaire positif pour la marque, l’extrait ainsi que votre photo et l’envoie à vos amis. Sans vous en demander l’autorisation, ni vous rétribuer d’aucune manière (pour éviter que vous postiez tous les jours des commentaires intéressés). Tout le monde est gagnant : Facebook, rémunéré au passage, et socialmedia, la régie. Tout le monde, sauf vous. Georges Edouard Dias, de l’Oréal, était sur scène en l’absence de Seth. Il a pris ses distances avec ce qu’on pourrait appeler le nouveau maître de la permission par omission (’j'ai pas compris les nouvelles règles de privacy de facebook, et j’ai signé’).
De son côté Dominique Cardon, sociologue chez Orange Labs, a rappelé qu’il y avait très peu d’incidents sur les réseaux sociaux, car la plupart des gens font mine d’ignorer les messages qui ne leur sont pas destinés, respectant en cela une sorte de code de la route des réseaux sociaux. Les problèmes surviennent quand un tiers, par exemple un site pornographique, intervient dans le champ et extrait des photos du Burning man (l’événement “lâcher prise” de la sillicon Valley). Il a été condamné pour cela. Qui va donc condamner socialmedia.com pour son spam géant?
Geneviève Petit
Tags : burning man, Dominique Cardon, Netexplorateur, Seth Goldstein, socialmedia.com





Viva la revolution webienne !
Internet est-il devenu le « pays des Lanternes » de Rabelais* ? Sommes-nous des moutons (de Parnurge) au point de nous faire tondre la laine sur le dos par les social media qui s’organisent tranquillement pour nous faire porter les valeurs des marques sans augmenter nos revenus ? Devons nous initier un mouvement de « webienne pride » et défiler à grand renfort de Techno pour être reconnu en tant qu’individu à part entière, libre de dialoguer sans être « marquer » comme du bétail ! Internaute de tous bords, l’heure est venu de nous dresser pour préserver notre liberté individuelle et notre pré carré !
*médecin et écrivain humaniste français de la Renaissance, bien avant le web 2.0 !