Les chiens aboient…
Taxer Google qui ne paie presque pas d’impôts en France, en taxant la pub en ligne. L’une des propositions du rapport Zelnik adopte la logique des Shadocks : Google ne paie pas d’impôts en France justement parce qu’elle dispose d’une système de facturation mondial qui lui permet de déclarer le maximum d’activité en Irlande, et pas en France . La mesure frapperait donc une fois de plus les acteurs nationaux. Le gouvernement allemand a d’ailleurs tout de suite fait savoir qu’il ne suivrait pas la France dans sa nouvelle ligne Maginot. La même semaine, Rupert Murdoch sur Skynews donnait une ultime version peu convaincante de son combat contre Goliath. Les chiens aboient, la caravane passe. Et Google n’a même pas réagi officiellement.
La pièce maitresse du rapport Zelnik réside plutôt dans son annexe qui préconise la saisine du Conseil de la Concurrence. Morceaux choisis « Google pourrait-elle être considérée comme détenant une position dominante sur le marché ? » Réponse bientôt, puisque Nicolas Sarkozy a choisi de saisir le conseil de la concurrence de la question. Il y a un mois, à la soirée des Cybermonday, Mats Carduner, l’ancien patron de Google, confiait que la société avait songé à créer un Ombudsman, pour pouvoir répondre aux questions qui lui étaient posées en France. Avec une telle actualité, le poste de porte parole de l’empereur de la Silicon Valley en France ne devrait pas tarder à s’ouvrir.
Geneviève Petit
PS : aux Etats-Unis, un duel sur twitter a abouti à un meurtre, un vrai. Ce petit rappel pour sensibiliser les adeptes du combat de coq virtuel, dont le site cbwebletter a été le théâtre la semaine dernière.
Tags : Conseil de la Concurrence, Google, Patrick Zelnik




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