Francis Morel, le Dg du Figaro, a dévoilé la stratégie de contenu payant du groupe, jeudi 10 février. Un tableau du Musée d’Orsay était l’unique illustration d’une démonstration qui faisait la part belle aux nouvelles pages du site et aux chiffres. Il représente les principaux patrons de journaux au début du XX ème siècle. Le patron du Figaro rêve en image d’une Sainte-Alliance des patrons de presse, pour contrer l’ennemi Google et convertir le public très réticent à reconnaitre une vertu au modèle payant. Frédéric Filloux a rappelé que le NYT ne fait pas le même pari : le site part de l’usage et veut faire payer les internautes qui consomment le plus ses infos. Une approche pragmatique, comme celle proposée par Wunderloop.
Le lendemain de la conférence de presse, Pierre Conte recevait la visite de Torsten Ahlers, de Wunderloop. En Allemagne, l’alliance déployée par cette société de ciblage comportemental emploie déjà 20 commerciaux pour ce méga couplage d’inventaire qualifié. Pour convaincre les médias français de rejoindre sa joint venture, Torsten Ahlers a un argument de poids : en un an, Google a atteint la quatrième place du marché publicitaire allemand. En 2011, il devrait atteindre la première place de ce marché. Si les éditeurs ne réagissent pas, ils se retrouveront tout nus, avec un acteur unique leur fournissant l’ audience, leurs revenus pour les mots clés et la publicité de leur inventaire. Sans leur rémunérer leur contenu. Selon une étude menée par Attributor en décembre dernier, Google pèse 53 % de la monétisation de contenu sans licence…
Geneviève Petit
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